Hygiène & propreté
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La propreté des espaces de travail : qu’est-ce qui change ?

La propreté des espaces de travail
Les méthodes de travail évoluent et les environnements professionnels se transforment. Mais qu’en est-il de l’entretien de ces nouveaux espaces ? Le « travailler autrement » mène-t-il vers un « entretenir autrement » ? Souvent effectué dans l’ombre, le nettoyage devient de plus en plus une responsabilité assumée, voire même partagée ! Faisons le point et revenons sur les changements liés à l’entretien des espaces de travail.

Nouveaux environnements de travail : vers plus de collaboration ?

L’importance de la qualité de vie au travail

Partout, des plus petites aux plus grandes entreprises, la notion de Qualité de Vie au Travail (QVT) fait son chemin. Et cela passe notamment par le bien-être au bureau grâce à un environnement professionnel agréable : les salariés doivent pouvoir s’approprier leur espace de travail et s’y sentir bien.

Alors le temps des couloirs interminables bordés de portes fermées est derrière nous. Le bureau individuel se fait rare et laisse place à des open-spaces et des espaces modulables et bien pensés. Pourquoi ce changement ? Est-ce que ce sont les méthodes de travail qui font évoluer les espaces professionnels, ou l’inverse ?

La transformation des espaces au service de la collaboration

Le travail devient de plus en plus collaboratif au sein des entreprises, avec notamment la gestion de projets en équipe. Cela encourage une transformation des espaces pour s’adapter aux nouvelles méthodes de travail, en s’inspirant par exemple des espaces de coworking.

Un environnement moderne qui allie espaces privés, espaces détentes et lieux de convivialité, et qui propose divers services comme une conciergerie ou une restauration sur place, permet d'améliorer la flexibilité, la collaboration et la productivité.

D’autres éléments entrent en jeu dans l’évolution des environnements de travail, comme la possibilité de rencontrer ses collègues en dehors des réunions, la maîtrise du bruit ambiant, la possibilité de s’isoler… et la propreté de l’environnement !

Les acteurs de la propreté : des invisibles à la responsabilité collective

Pour un cuisinier ou un artisan, la propreté du poste de travail est un des fondamentaux du métier. Le nettoyage de leur environnement fait partie intégrante de leurs missions au quotidien.

La propreté au travail : avant, c’était comment ?

Dans les espaces tertiaires en revanche, la propreté a longtemps été effectuée dans l’ombre par des agents d’entretien externes. C’est à l’abri des regards des collaborateurs de l'entreprise que les bureaux se nettoyaient. Chaque matin à leur arrivée, les employés pouvaient alors profiter d’un environnement de travail propre, sans croiser ni connaître l’équipe chargée de l’entretien. Seuls les employés les plus tardifs (ou les plus matinaux) pouvaient apercevoir cette armée d’invisibles.

Mais avec les mutations de l’environnement de travail et les pratiques collectives qui en découlent, la propreté des espaces de travail est aujourd’hui reconsidérée !

Les agents d’entretien : des collaborateurs à part entière

Proposer un emploi stable aux agents d’entretien et leur permettre de travailler à des horaires moins décalés est l’un des aspects clés de la démarche RSE chez Elior Services. Le travail en journée constitue notamment un point important pour y parvenir.

Cela implique que les collaborateurs de l’entreprise acceptent de voir les agents d’entretien travailler, pendant les horaires de bureau. Le nettoyage et l’entretien des espaces deviennent alors des missions assumées et l’ensemble des services supports sont intégrés dans la vie de l’entreprise, au lieu de vivre cachés — c’est le cas pour l’entretien, mais aussi pour d’autres services, comme le service courrier par exemple.

Autre avantage : présents la journée (ou au moins une partie), les agents peuvent intervenir plus rapidement en cas d’accident de propreté. Résultat ? Cela permet d’améliorer la qualité du service rendu, mais aussi la qualité de vie au travail qui en découle.

📝 Retrouvez la fiche pratique pour choisir un prestataire de nettoyage

Prise de conscience et gestion participative

Une histoire de génération ?

Les collaborateurs issus de la génération Y ont souvent connu au cours de leurs études les plaisirs (et les difficultés) de la vie en colocation. Grâce à cette expérience, ils ont conscience que la propreté des espaces partagés est avant tout une question de responsabilité collective.

C’est peut-être la raison pour laquelle, une fois intégrés dans le monde du travail, ils seraient plus sensibles à la bonne tenue des locaux — et développeraient un sentiment de responsabilité environnementale supérieur à leurs aînés ?

Esprit collaboratif : la clé d’un environnement de travail sain

Les bureaux sont partout repensés dans un sens plus collaboratif. Chaque collaborateur doit être aujourd’hui acteur de l’entretien de son environnement de travail.

Pour y parvenir, certaines bonnes pratiques sont mises en place dans les entreprises. L’exemple de l’apport volontaire des déchets est particulièrement éclairant : l’absence de corbeilles individuelles entraîne la nécessité d’apporter ses déchets dans un container centralisé (par étage, ou par grande zone). En prime, cela permet de réduire la quantité de déchets. Certaines entreprises vont encore plus loin en mettant en place le tri sélectif, ce qui responsabilise aussi les collaborateurs dans une démarche écologique.

Pour amener une prise de conscience collective, les agents de propreté ont aussi un rôle à jouer : grâce à leur expertise, ils peuvent participer à la responsabilisation de tous pour disposer d’un espace de travail propre et sain au quotidien.

Focus sur la propreté en coworking

Virginie Savina, Chief Happiness Manager chez Nextdoor à Neuilly-sur-Seine, nous parle de la gestion de la propreté collaborative au sein des espaces de coworking :

« À Neuilly-sur-Seine, le personnel d’entretien est présent de 6:00 à 9:00 du matin, et de 14:00 à 17:00. Il a déjà beaucoup à faire dans nos 9000 mètres carrés : la gestion des déchets en apport volontaire lui fait gagner du temps.

Les résidents, dont beaucoup connaissent avec nous leur première expérience de coworking, râlent un peu au début de devoir apporter leurs déchets ! Mais tout le monde prend l’habitude très vite, y compris ceux qui occupent des bureaux privatifs, sans que l’on doive faire d’efforts particuliers. Les hôtes sont là pour gendarmer un peu les résidents le cas échéant…

Dans les tisaneries, à chaque étage, il n’y a ni vaisselle, ni machine à café, ni bouilloire — le but est de regrouper les troupes autour du bar et dans les lieux de convivialité. La vaisselle sale est gérée par le barman (le bar tient souvent un rôle important dans les espaces modernes de coworking). Nous n’utilisons que des produits d’entretien éco-labellisés (cuisine, WC, sols, etc.), et nous disposons d’un bac à compost centralisé. »

Alors, le « travailler autrement » mène-t-il vers un « entretenir autrement » ? La réponse est oui ! Les agents d’entretien sont désormais pleinement intégrés dans la vie de l’entreprise. C’est assumé : leur présence permet d’améliorer la qualité de vie au travail au quotidien. Mais ce n’est pas tout ! La responsabilité collective en termes de propreté est aujourd’hui un réel enjeu dans le monde du travail. Les employés deviennent eux aussi responsables de l’entretien de leur environnement professionnel !

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